FABIEN MARTIN


Fabien Martin, Chansons de l’intérieur
Du parfum de Ménilmontant aux couleurs de la musique américaine

C’est l’histoire d’un jeune homme, Fabien Martin, qui chante des
histoires. Pas plus : voici le premier extrait de son premier album.
Pas moins : ses chansons sont tellement libres et singulières,
aventureuses et pourtant familières qu’on les croirait nées d’une vague
déferlante et d’un Pierrot Lunaire. « Même Si »… elles sont avant tout
aussi drôles qu’émouvantes…

Fabien, lui, est né à Chatenay Malabry le 7 février 1974, d’une mère
d’origine hongroise où l’on baignait dans la musique et d’un père aux
ancêtres peut-être bretons, mais là n’est pas la question. La question
est : comment, de Martin, devient-on musicien ? La réponse est toute
simple : « Mes parents, ma sœur et moi vivions tranquillement, à
Roissy-en-Brie, comme tout le monde. Sauf que ma mère adorait jouer du
piano et que je m’y suis mis aussi, tout gamin, comme on se met au
judo. Si j’avais été très doué et plus appliqué, je me serais astreint
aux marathons qui mènent sûrement au conservatoire, mais bon !.. Pour
« servir » la musique classique, il faut se consacrer à elle tout
entier. Moi, j’ai très vite eu tout autant besoin de dériver vers
d’autres envies : le jazz, pour le piano, et la chanson avec tout ce
que je pouvais piquer dans la sono familiale : les Rolling Stones et
les Beatles, bien sûr, mais aussi Léo Ferré, Brassens, Stevie Wonder et
même Van Halen… ».

A l’école, Fabien épate ses potes en leur faisant passer des paroles de
Souchon ou Bashung pour des poèmes à lui : “ Parce que j’en bricolais
des vraiment à moi dans mon coin, mais bon, ça ne faisait pas le poids
face à « Lily Peter ! »… J’ai toujours aimé chanter et là, la nature
m’a aidé : j’ai une voix stéréo. Une corde vocale qui part sur la
gauche, l’autre sur la droite ! Par contre, j’avais les oreilles
décollées. Pas aussi grandes que celles de Gainsbourg, mais très
décollées quand même : il a fallu m’opérer vers 10 ans. C’est après ça
que je n’ai plus eu peur de participer à un radio-crochet pendant les
vacances, dans le Midi, remporté haut la main avec une interprétation
toute… personnelle de « Merde In France », de Dutronc ! »

Les choses sérieuses démarrent un peu plus tard, quand Fabien découvre
Miles Davis, Coltrane et Rachmaninov : « La richesse et la souplesse de
la matière sonore, cette sensualité qui émane d’une musique originale
et la liberté de l’improvisation : j’ai commencé à composer des trucs
en m’apercevant du plaisir qu’on trouve en dérivant à sa guise à partir
d’un thème grâce à eux… Vers 15 ans, j’ai monté un groupe, on jouait
des instrumentaux qui partaient dans tous les sens, des trucs à nous et
des reprises, d’Astor Piazzola à Herbie Hancock, c’est dire si on
n’avait pas d’œillères ! Mais la super technique des musiciens
américains ne nous attirait absolument pas, et je n’avais aucune
illusion quand à ma virtuosité de pianiste. C’est pour ça que petit à
petit, j’en suis venu à être un pianiste qui chante. Et parce que
j’avais aussi toutes ces histoires qui me trottaient dans la tête… »

Parallèlement, et en vertu du sage principe selon lequel « rien ne se
perd, tout se transforme », Fabien passe son bac et s’astreint à
l’étude de l’économie. Ne pouvant néanmoins faire celle du service
national, il obtient d’être encaserné au Mont Valérien, près de Paris,
où sont admis au premier chef les primés du Conservatoire, sections
cuivres et percussions. « Le piano n’ayant pas un rôle majeur dans la
musique militaire, on m’a promu coiffeur ! Je coupais les douilles des
futurs concertistes… C‘est ainsi que j’ai rencontré un flûtiste assez
sympa pour m’inviter au studio du Conservatoire, où j’ai pu réaliser
les premières vraies maquettes de mes chansons… C’est à cette époque,
aussi, que j’ai pris le temps de lire les poètes que j’avais aimés
adolescent, comme Rimbaud et Apollinaire, puis de découvrir Michaux,
Aragon, Céline, Cioran, Miller ou Bukowski… »

Lectures à quoi s’ajouteront, lorsque Fabien intègre le commando du
rayon musique d’un grand magasin, l’écoute assidue de tout ce qui sort
ou ressort (« de Tom Waits, Lou Reed et Marianne Faithfull à Mano Solo,
Jean-Louis Murat et Radiohead en passant par Calexico, Barbara et des
chanteurs de Tango… »)/ Les maquettes se multiplieront, dont certaines
deviennent CD auto-produits, vendus à l’occasion des concerts qu’il
commence à donner dans les bars parisiens et les salles de banlieue,
après des débuts en apnée au formateur et fameux Théâtre du Tourtour.
Enfin, de hasards nouveaux en affinités électives, Fabien en arrive à
2002-2004 : avec l’équipe de ses rêves, il attise, à l’étouffée, une
flambée de chansons craquantes dans un studio tapi à quelques
encablures du métro Grands Boulevards…

Voilà, c’était juste un aperçu de l’histoire vraie de Fabien Martin.
Place aux histoires possibles et pas possibles qu’il écrit, joue et
chante comme personne…







Prix non défini


Ouverture des portes une heure avant le spectacle