Après Into the Sun, le 1er album solo acclamé par la critique en 1998, Friendly Fire est une suite cinématique de chansons qui partagent toutes le même nombre incroyable d’influences musicales que sur l’album précédent, mais délaisse le format libre pour une structure de chanson plus traditionnelle avec des thèmes rassembleurs.

Les années entre ces deux albums ont été passées à collaborer avec de nombreuses personnes, de sa mère, Yoko Ono, à Money Mark, Deltron 3030, Handsome Boy Modeling School, Vincent Gallo, Thurston Moore, John Zorn, Ryan Adams, The Boredoms, et Ben Lee, pour n’en citer que quelques uns. Mais ils lui ont aussi permis de laisser Friendly Fire évoluer naturellement, à son propre rythme.

“Il y a eu une longue période après le 1er album où (…) ce n’est pas que je m’étais arrêté d’enregistrer, de jouer et de me produire sur scène, je faisais toujours toutes ces choses, mais juste, plus discrètement. Friendly Fire est une expérience pour voir ce que ça donnerait de refaire de la musique de manière plus publique à nouveau.”

Produites par Lennon, les sessions Friendly Fire n’ont vraiment commencé que lorsqu’il demande à Matt Chamberlain et Tom Biller de venir au studio pour deux semaines de collaboration. Le premier est batteur (Pearl Jam, Tori Amos), le second est, entre autres, producteur et l’ingénieur son de confiance de Jon Brion (Fiona Apple, Kanye West et les BO de Eternal Sunshine of the Spotless Mind et I (Heart) Huckabees).

Friendly Fire s’est enregistré en mode live, la plupart des fois en prise unique. D’autres participants incluent, entre autres, Jon Brion (orgue, guitare, batterie supplémentaire), Yuka Honda de Cibo Matto (piano, claviers, basse), Harper Simon (guitare) et Bijou Phillips (choeurs).

Un prélude de piano enfantin introduit l’ouverture entraînante de l’album “Dead Meat,” une douce et suave chanson menaçante (“In the end you’re gonna learn/All you get is what you deserve.” – “à la fin, tu vas apprendre / que tu n’as que ce que tu mérites”). Idem pour le romantisme sombre du mélodieux et aérien “Parachute” qui nous dit “If I have to die tonight/I’d rather be with you.” (“Si je dois mourir ce soir / je préfèrerais être avec toi”).

Enmené par des claquements de main et un jeu de guitare acoustique, “Headlights” prend toute son ampleur avec les harmonies de chant à la grâce aérienne. Et une presque méconnaissable version psychédélique de “Would I Be the One” de Marc Bolan flotte et se disperse afin la dernière et peut-être plus littérale chanson de l’album, l’orchestral et errant “Falling Out of Love.”







Organisateur : ALIAS

Prix non défini


Ouverture des portes une heure avant le spectacle