WINSTON MCANUFF & FIXI


L’histoire était trop belle pour la laisser dormir dans un tiroir. Quand en 2005 Fixi se retrouve aux côtés du Jamaïcain Winston McAnuff pour enregistrer Paris Rockin, entouré de son groupe Java, ils signent tous deux l’acte de naissance d’une complicité qui n’avait pas dit son dernier mot. Mais pour éviter une suite répétitive, il fallait tourner la page de ce joli succès (20 000 ventes), et en écrire une autre. Voilà ce nouveau chapitre, qui pousse aujourd’hui l’aventure un peu plus loin : la formation, cette fois-ci, d’un véritable duo. Si le socle de leur collaboration demeure le même, l’un à l’accordéon ou aux claviers, l’autre au chant –et les amis au rendez-vous – leur volonté de battre en brèche les frontières musicales atteint là son point d’orgue. Le tandem convoque rock-musette, reggae, soul, afrobeat ou maloya sur une même partition, mais s’affranchit totalement des codes pour créer sa propre texture musicale, loin des clichés. Il peut camper un univers grave, comme ce blues incantatoire (What Dem Say), où la voix brute et cabossée de Winston McAnuff, grand soul man, s’épanouit superbement au point de rappeler celle d’un Bobby Womack. Il nous plonge aussi dans un univers enlevé, comme cette mélodie cavaleuse (Garden of Love), tout droit sortie d’une bande-son à la Yann Tiersen, qui nous fait dévaler les ruelles d’un Paris à l’imaginaire romantique. Il sait nous piéger avec des mélodies redoutables d’efficacité, comme cette petite comptine bâtie sur fond de cha-cha-cha (Let Him Go), prête à vous trotter dans la tête toute la journée. Et la paire infernale peut enfin vous entraîner dans une trépidante transe (One, Two, Three), emmené par un profond maloya, prompt à exorciser les peurs, réveiller les morts et vous réconcilier avec la vie sur terre. L’impulsion débridée et explosive des débuts, toujours présente, s’est ouverte sur une démarche plus recherchée, où la mélancolie et la spiritualité s’invitent. Signe d’une maturité évidente, ce projet ambitieux, réalisé par Olivier Lude (Vanessa Paradis, -M-, …), se devait de réunir quelques uns des inspirateurs fondamentaux de ce grand voyage musical. Ainsi Tony Allen (légendaire batteur de Fela), mais aussi Olivier Araste de Lindigo (jeune groupe de maloya très populaire dont le dernier album a été réalisé par Fixi) sont de la partie. Des collines jamaïcaines aux trottoirs parisiens, en passant par les champs de canne à sucre de la Réunion, la paire Winston-Fixi trace une route qui se fiche pas mal des frontières, transcende les genres et nous invite à valser sur leur tempo venu d’ailleurs et de nulle part. Des panseurs magnifiques.

Nouvel Album ” A New Day” disponible (chapter two – wagram music)

 

 

 

NOMMÉS DANS LA CATÉGORIE
“ALBUM DE MUSIQUE DU MONDE DE L’ANNÉE”

 

 

 

 

 

 

 

 

1ère partie :

NDIDI

La chanteuse canadienne d’origine nigériane

dévoile son nouvel album “Dark Swing” (Universal Jazz)

De loin son plus personnel à ce jour, ce disque raisonne comme un

brassage subtil entre world, blues, folk, rock et pop

 

Le son de sa voix est une caresseAndré Manoukian, France Inter – 27 Mars 2014




19h30


Première Partie : Ndidi

Organisateur : W Spectacle

29,8


Ouverture des portes une heure avant le spectacle